Les réactions:
Claude ONESTA : «Je crois que les choses étaient claires aujourd'hui. Les Danois ont dominé du début à la fin. C'est une victoire très nette qui ne doit pas être disputée. Ce qui est clair aussi, c'est qu'aujourd'hui on n'a pas vu l'équipe de France. Que l'équipe de France, elle est restée sur le terrain jeudi soir à la fin de la demi-finale. Nous n'avons pas surmonté le drame que l'on a vécu. Alors, il faut nous croire, nous avons essayé de nous dynamiser pour revenir dans la compétition. Mais c'était difficile d'entendre pendant deux jours, des joueurs, des gens de la fédération internationale, qui sont venus nous dire leur sympathie, nous dire que ce qui s'était passé était anormal. On était encore aujourd'hui dans le drame. Ce mondial, avec ses salles populaires et combles est une belle chose pour le handball. Mais je ne peux que continuer à penser que sur le plan sportif, un certain nombre d'éléments ont été par moment bafoués.»
Michael GUIGOU : «Au début je pensais que les deux jours de repos pouvaient être quelque chose de bien. Mais le fait d'être dans la chambre d'hôtel à ne penser qu'à la demi-finale... J'ai dormi de moins en moins bien. C'est très dur de vivre une défaite comme ça.»
Guillaume Gille : «Il a manqué beaucoup de choses. Ces matchs pour la troisième place sont des matchs entre déçus. Et ce soir on a manqué d'enthousiasme. On était amorphe. Je ne nous ai pas reconnus. On a eu des occasions mais on les a vendangées. On n'avait pas la fraîcheur, pas les jambes parce que la tête ne nous a pas aidés à oublier la fatigue. Il y a eu des rotations, elles n'ont visiblement pas porté leurs fruits. On termine sur une grosse déception. On avait tous envie de terminer sur une bonne note pour décrocher une médaille qui n'aurait pas tout effacé mais qui nous aurait peut-être redonné le sourire.»
Daniel NARCISSE : «Ca a été une belle expérience. On a appris beaucoup sur nous-mêmes. Il faut retenir nos erreurs. On a pris des leçons. Maintenant on a le temps pour rebondir et travailler pour les prochains gros événements qui arrivent.»
Nikola KARABATIC : «On a toujours insisté sur la défense, mais on a vu sur ce mondial que quand t'es pas bien dans l'état d'esprit, tu perds les match. Comme contre l'Allemagne la première fois, contre l'Islande. On n'a jamais changé de dispositif, de système. Une 6-0 nous permettrait de proposer autre chose aux équipes adverses. Et puis il faudrait accepter que le handball soit en train de changer, qu'encaisser un but n'est pas une fatalité. Qu'on peut en marquer un derrière. Il va falloir retravailler en attaque. On n'a pas été performent. Les Allemands et les Danois l'ont été. Et ca fait la différence.»